au pied du lit j’irai t’attendre

et voir enfin le ciel qui flambe

au pied du mur j’irai me rendre

pour écouter nos pères qui tremblent

au bord de l’eau nous serons bien

loin de leurs mains glacées d’effroi

lorsqu’au contact de ton sang chaud

j’effeuillerai les mots nouveaux

les mots éclos

de nos mémoires

de nos hivers

lorsqu’à l’approche du plein été

à la lisière de nos retards

j’envisagerai enfin

le grain de ta beauté


© Matthieu Dufour

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :