dans le feu encombré

de nos vieux plaidoyers

dans le reflux ambré

de tes veines inondées

défoncer nos carcasses

comme on perce la mort

expulser feu nos pères

dans la nuit refoulée

et briller pour de bon

sous la lune fissurée

 

dans l’écho affolé

de nos maigres désirs

ou dans l’ombre foulée

de nos pieux sacrifices

enterrer la douceur

comme on berce les chairs

ravaler nos tumeurs

dans le jour immolé

et crier nos prières

à la mer désolée

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